Atelier arts plastiques Valence

LETTRE A M.C.ZAGO / TEXTE DE J.R. GEYER

Quand je suis entré j’ai d’abord vu de grands panneaux de couleurs fondues, des hommes couchés dans leurs formes viriles, vêtus toutefois, aux corps expressifs et moulés.

J’ai pensé comme je vous l’ai dit que c’était une peinture d’homme. Mais quoi de plus naturel pour une femme d’exprimer l’homme, comme il en est pour les hommes de peindre la femme dans tous ses états depuis le commencement, allant des primitifs aux renaissants jusqu’aux peintres du grand siècle puis plus tard, la femme étant en point de mire du regard des peintres, nées de mains qui touchent la pierre ou le marbre; depuis la haute antiquité.

Vous, vous faites une représentation de l’homme non pas dans son naturel mais dans une expression qui joue entre le rêve et le réel puis sombre brusquement dans l’imaginaire. Vos homme existent dans ce que vous rêvez d’eux comme si vous étiez instigatrice de leurs positions et de leur absence, sans aucun lien avec ce qui les touchent, tissus, herbes mêlées, proximité de femmes…